Un sonnet est un poème de quatorze vers formé de deux quatrains (strophes de 4 vers) sur deux rimes embrassées (smack !) et de deux tercets (strophes de 3 vers). Le compte y est (2x4) + (2x3) = 14.
Il est la plupart du temps en alexandrins (vers de 12 syllabes). Mais il y a des exceptions. Le sonnets qui m'ont marquée pour la vie sont ceux de Baudelaire, que j'ai découverts quand j'étais en quatrième, à l'âge de 12 ans évidemment. Je crois que je sais encore par coeur une bonne partie des fleurs du mal. Et puis Raymond Queneau, sans transition véritable, m'en a redonné le goût.
"Tout ça ne me dit pas pourquoi l'alexandrin
De la langue française est le plus bel écrin
Il nourrit le sonnet comme la perle l'huître".
Ce qui est difficle dans le sonnet c'est d'arriver à construire avec les 13 premiers vers quelque chose qui rende le dernier (qu'on appelle la chute) à la fois logique, étonnant, beau, évident, mais aussi choquant, mystérieux, pudique et inattendu.
Pfff !
On peut en plus, si on est vraiment maso, ajouter des contraintes à celles-là, et les membres de la liste Oulipo s'en sont fait une spécialité. (Voir les LIENS à gauche). Un exemple ici à droite, celui d'un sonnet acrostiche (c'est à dire que les premières lettres des 14 vers forment ensemble des mots, un nom propre par exemple.) Dans le sonnet dédié à ma fille on peut ainsi lire son nom.
EC.