Il s'agit ici d'un essai de "rondeau moderne". De la forme rondeau je n'ai gardé que le nombre de vers (13) et l'usage du refrain, qui reprend le premier mot du premiers vers après le 8 ème et après le 13 ème. Ce poème s'inspire, pour ce qui est de son titre tout au moins, de la série du même nom écrite par Jacques Roubaud et parue dans le premier numéro de la revue "Formes Poétiques Contemporaines" en 2003. Le titre de cet ensemble de 15 (+1) poèmes s'inspire lui-même de celui des Sonates du Rosaire, remarquable oeuvre musicale de Biber, un compositeur et violoniste de l'époque baroque.
Soudain
l'est sera rose.
l'ardente oasis rousse
nous adossera, stérile
sous le désert oranais.
Noué de strass solaire,
Or rissolant de sa suée,
le désir, assaut sonore,
Suintera des aérosols
Soudain.
Astre, air soûlé de sons,
L'oraison désastreuse
De sens autorise alors
Ses lourdes aérations.
Le Soudan est si arrosé,
Soudain
EC.